Montpellier : Candolle Revival !
Il y a un an environ, la municipalité « gagnait » sa guerre ouverte contre les noctambules.
Il lui a fallu pour cela envoyer systématiquement la police chaque soir de fin de semaine afin d’insulter, gazer, matraquer voire arrêter les personnes qui avaient l’outrecuidance de considérer qu’une place est un espace public.
Durant tout l’hiver, les fêtards se sont défendus comme ils pouvaient, d’abord en continuant à venir, en restant en ville ensemble malgré leur expulsion de Candolle, en allant demander des nouvelles et soutenir les personnes arrêtées devant le commissariat, en constituant une chaîne d’info (les vrais amis de Candolle) qui a dénoncé publiquement par Internet, affichage, tracts et tags la situation, et parfois même en installant de dérisoires barricades qui permettaient néanmoins de ne pas être surpris par l’arrivée policière…
Cet hiver de lutte avait même probablement repoussé l’installation d’une caméra sur la place (laquelle était prévue au programme 2005).
Aujourd’hui, on peut effectivement dire que la Mairie a gagné, puisque la place est vide la nuit, la caméra est là et en prime des travaux ont défiguré la place en supprimant un banc sur deux, précisémment pour qu’il n’y ait plus ce petit charme des bancs en « L » qui permettaient les discussions.
Ce qu’elle a fait à Candolle, la Mairie l’a fait dans tout le centre-ville et nombreux sont ceux qui se souviennent de la politique estivale de mise à l’amende de toute personne consommant de l’alcool dehors après 18h. Pour cet hiver, la limite horaire a reculé de quelques heures mais il reste que les épiceries n’ont pas le droit de vendre de l’alcool à partir de 22h (que l’on veuille le consommer chez soi ou à l’extérieur).
Chaque fête officiellement prévue en extérieur est expressément stoppée à 1h du matin à coups de gazs et matraques s’il le faut (Fête de la musique, Quartiers libres…).
Seul le Carnaval échappe encore à cette répression, peut-être parce que son existence depuis près de 15 ans sans organisation officielle en fait une tradition trop difficile à supprimer. Mais depuis l’an passé, la présence massive de policiers sur la place Candolle prive les carnavaliers de ce qui était jusque-là leur point d’aboutissement…
Pour montrer que les fêtards noctambules existent toujours, une soirée « Candolle Revival » est organisée dimanche 13 avril,à l’occasion de la Journée européenne de soutien aux squats et autres lieux autonomes (Candolle la nuit en était un). Discussions et musique reprendront leurs droits dans un espace où sera présenté diverses informations sur les squats et autres expériences libres à Montpellier comme ailleurs. Pour les noctambules comme pour les créateurs d’espaces de vie et d’activités, la réalité est la même: la répression ne les a jamais fait disparaître. Les expulsions ne font que déplacer les situations.
VENEZ NOMBREUX DES LA FERMETURE DES BARS!
Montpellier : Candolle Revival !
About a year ago, the municipality “won” it’s open war against the night birds.
For that, they had to systematically send the police on every week-end night, in order to insult, to gas, to hit or even to arrest the people who had the presumptuousness to consider that a square was a public space.
Through the winter, the party-people defended themselves as they could, first by keeping on coming, by staying in the city despite their eviction from Candolle, by asking for news and supporting the ones who had been arrested from the front of the police station, by creating a news channel (the true friends of Candolle) which publicly denounced the situation through the internet, through posters, flyers, tags… Even sometimes by putting up some useless barricades, however enabling them not to be surprised by police.
This winter of struggle probably even delayed the installation of a camera on the square (which was originally planned for 2005).
Today we can say that the town hall won, since the square is empty at night, the camera is here, and above all the works ruined the place by taking away half of the benches, precisely to suppress this little charm of the benches in “L” shapes, that allowed talking.
What it did to Candolle, the town hall did to all of the town center. Many remember the summer policy, fining anyone who was drinking outside after 6pm. For this winter the time limit has been delayed, but the night shops cannot sell alcohol after 10pm (whether you want to drink it at home or outside).
Any party officially planned outside is stopped at 1am, with the use of gas and batons if necessary.
Only the carnival still breaks away from this repression, maybe because its 15 years of existence without any official organization makes it a tradition too difficult to suppress. But since last year, the massive amount of cops on the Candolle square deprives the people from enjoying what had always been their closure point…
To show that the night birds still exist, a “Candolle Revival” night is organized on Sunday, the 13th of april, together with the European days of actions in support of squats and autonomous spaces (Candolle at night used to be one). Talks and debates will take back their rights in a space where informations about squats and other free experiences, in Montpellier as elsewhere, will be presented. For night birds as for the ones creating spaces of life and activities, the reality is the same : repression never made them disappear. Evictions are only moving the situations.
COME AS SOON AS THE BARS ARE CLOSED !
