Dijon: réoccupation du Toboggan
Samedi 12 avril à Dijon, la manifestation de soutien aux squats et au Mât noir s’est achevée par une réoccupation du Toboggan (60 rue Charles Dumont), expulsé il y a un an par la Mairie de Dijon. Nous souhaitons aisni mettre à nu les mensonges de la Mairie qui avait prétexté de projets urgents pour mettre à fin à ce lieu d’habitation et d’activités de quartier et invitons les dijonnais à nous rejoindre au Toboggan samedi et dimanche pour des concerts, débats, repas de quartiers, jeux, projections de film. (programme complet ci-dessous). Cette action s’incrit dans le cadre de journées internationales de résistance des squats et espaces autonomes.
Vous trouverez ci-dessous des photos de l’occupation, le communiqué des occupant·e·s du Toboggan 2, suivi du programme des activités prévues ce week-end.
Communiqué des occupant-e-s du Toboggan 2:
En août 2006, une dizaine de personnes occupaient une maison laissée depuis plusieurs années à l’abandon par la mairie de Dijon, rue Charles Dumont.En mai 2007, la mairie de Dijon faisait expulser le Toboggan par un peloton de CRS sur le pied de guerre qui trouvaient à l’intérieur deux des habitant-e-s et un caniche.
En 9 mois, l’occupation du Toboggan avait permis à une dizaine de personnes de trouver un logement, de restaurer la maison et de
développer des activités de quartier gratuites et ouvertes à tou-te-s: ateliers de peinture, repas de quartier, ciné-club, après-midi jeux, concerts, débats… La mairie de Dijon avait argumenté tant et plus de projets urgents sur les bâtiments pour faire expulser les squatteur-e-s. Comme à l’habitude, ces projets se sont révélés simples prétextes et mensonges, et un an après l’expulsion, le lieu est toujours vide.
Aujourd’hui c’est un autre squat dijonnais, le Mât-Noir ouvert en décembre au 19 rue de l’Île qui est lui aussi menacé d’expulsion par la mairie. Le quartier du Mât-Noir est plein de maisons vides alors que nombre de personnes sont en galère de logement, à la rue ou recherchent des espaces pour développer des activités.
En réoccupant le Toboggan, nous entendons protester contre la gestion capitaliste du logement, et contre l’accumulation de biens sans usage par des propriétaires ou institutions. Face à ces politiques, nous proposons de libérer des espaces vides pour en faire des lieux de vie et d’activités autonomes, hors des logiques de profit et de consommation.
Au même moment et dans des dizaines de villes de plus de trente pays ont lieu des actions, manifestations, ouvertures, fêtes à l’occasion de deux journées internationales de résistance des squats et espaces autogérés.
Nous vous invitons donc à passer au “Toboggan 2 le retour”, samedi et dimanche, pour partager de la musique, des pizzas maison, des jeux, voir des expositions de photos, des films et discuter ensemble de possibilités d’habiter la ville autrement.
Les réoccupant-e-s du Toboggan 2 le retour !
Programme des activités du « Toboggan 2 »:
- SAMEDI 12, à 18H - goûter, fresque collective en peinture et expositions de photos (vous pouvez participer en amenant quelques unes de vos photos préférées).
- SAMEDI 12, à 19h - concert avec Izo (Hiphop de Dijon), Beygon vert (sludge bûcheron de Dijon), Louis minus XVI (duo basse et sax de musique semi improvisée qui transporte), Passion armée (new-wave - punk entre greenday, indochine et Netchaïev de Lyon), Jean-Michel Evrard (blues), suivi d’une boum pour continuer à danser.
- DIMANCHE 12, à 13h - pizza party et fête de quartier avec des jeux, de la nourriture à partager, de la pétanque, et de l’accordéon.
- DIMANCHE 12, à 16h - débat sur les luttes pour le logement et les squats - intro avec des petits films et témoignages - quelles résistances et solidarités à dijon et au delà?
- DIMANCHE 12, à 19h - ciné club: LIFE IN THE FAST LANE (Neil Goodwin - avril 1995 - 1h25) - des habitant-e-s et squatters d’un quartier de l’est de Londres, menacé-e-s par le passage d’une autoroute, s’engagent dans une résistance folle culminant avec la plus coûteuse expulsion de l’histoire du pays. Ce documentaire conte l’émergence d’un raz de marée d’occupations et d’actions directes qui va secouer l’Angleterre des années 90.